Économie circulaire: l’avis de W. Stahel | Actualités
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Économie circulaire: l’avis de W. Stahel

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Financement public de RECYC-QUÉBEC pour les symbioses industrielles

Le CTTÉI au séminaire de W. Stahel sur l’économie circulaire

Et si, plutôt que d’acheter une machine à laver, on prenait une attente de service avec un fournisseur garantissant 1000 cycles de lavage? Et si, plutôt que d’acheter des pneus, on nous garantissait la capacité de rouler 100000 kilomètres? Le 11 mai 2016, Walter Stahel, du Product-Life Institute, était de passage à Polytechnique Montréal afin de discuter d’économie de performance, de fonctionnalité et circulaire. Le penseur, qui est à l’origine de l’expression « du berceau au berceau » et fait également parti du Club de Rome, a récemment reçu un doctorat honorifique de l’université de Montréal.

Activer l’économie circulaire en entreprise

L’économie circulaire vise la re-conception et le recyclage des objets manufacturés de manière à réduire ou voir éliminer l’utilisation de matières vierges ou la génération de matières résiduelles. Pour développer l’économie circulaire, les entreprises peuvent, entre autre, concevoir leurs produits de manière modulaire et robuste, rester propriétaire de leur capital matière, vendre une fonction plutôt qu’un objet et/ou reprendre les produits en fin de vie pour en assurer la réutilisation, le désassemblage des composantes ou leur recyclage.  Un exemple connu est celui de Xerox, qui loue des services d’imprimerie et reste propriétaire de ses machines. Un autre exemple mentionné par Dr. Stahel est celui de Philip, qui a travers son programme « Pay per lux » vend l’éclaire comme un service plutôt que les lampes elles-mêmes. Ceci force entre autre l’installation de gradateur s’ajustant à la lumière du jour, menant à des économies substantielles.

Économie circulaire et symbioses industrielles

Quel lien établir entre l’économie circulaire et la symbiose industrielle? Il faut comprendre que ces stratégies sont complémentaires et permettent tous deux de réduire les impacts de l’entreprise sur l’environnement. D’un côté, la reprise de produits réduit la nécessité de matières vierges. D’une autre, la fabrication de nouveaux produits répondant à une nouvelle demande peuvent être gérés dans un cadre de symbiose industriel. Globalement, l’entreprise réduit la quantité de matière résiduelle, dans le respect des 3R-V. Également, les synergies contribuent elles-mêmes à une économie circulaire en redonnant une seconde vie à des matériaux et ralentissant ainsi le moment où ceux-ci devront être récupérés.