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Symbioses industrielles en action!

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Symbioses industrielles en action!

TÉMOIGNER DE SON EXPÉRIENCE

Le 7 octobre dernier, la communauté Synergie Québec a profité du Colloque de gestion des matières résiduelles 2015, organisé par Réseau Environnement, pour présenter trois cas de symbiose industrielle en action au Québec. Plus de 200 acteurs de la gestion des matières résiduelles étaient présents, tant du secteur fédéral, provincial, municipal, régional, communautaire, en développement économique, que des consultants, des récupérateurs et  des recycleurs.

Ce panel, regroupant différents intervenants des démarches de symbiose industrielle québécoises accompagnées par le Centre de transfert technologique en écologie industrielle (CTTÉI), a permis de voir comment la symbiose industrielle permet concrètement d’optimiser le tissu industriel et de bâtir une économie plus circulaire.

Les animatrices-animateurs des symbioses Oriana Familiar, conseillère en développement durable, du CLD de Brome-Missisquoi, Edith Tessier Roy, conseillère en développement durable, de Lanaudière Économique et David Verville, de la symbiose du Parc industriel et portuaire de Bécancour ont partagé leur expérience et leurs résultats. Jennifer Pinna, chef de projets Symbiose industrielle au CTTÉI, a également présenté les grandes lignes de ce modèle de développement économique et territorial en soulevant les freins et des solutions à son déploiement. Faire des résidus des uns, des matières premières pour les autres, oui, c’est possible! Et rentable.

SYMBIOSE INDUSTRIELLE?

Une symbiose est un réseau d’entreprises et de collectivités maillées entre elles par des échanges de matières résiduelles, d’eau, d’énergie et de ressources matérielles, humaines et techniques; des synergies. En allongeant le cycle de vie des ressources selon la hiérarchie des 3RV (Réduction, Réemploi, Recyclage/Compostage, Valorisation), les démarches de symbiose industrielle bâtissent concrètement une économie plus circulaire, des circuits plus courts et basés sur des retombées territoriales.

DES PROJETS UNIQUES ET RICHES

Chacun des intervenants a témoigné de ses enjeux et de son rôle dans les projets. Pour les porteurs de projet, l’attractivité et le développement local durable sont au centre des préoccupations. Pour les animateurs, innover, créer des opportunités d’affaires et faciliter la mise en place des synergies entre entreprises forment le cœur du travail. Pour les entreprises participantes, la réduction du gaspillage, l’approvisionnement alternatif en matières secondaires et la réduction des coûts de gestion des matières résiduelles sont les attentes les plus courantes.

Parce que le succès de ces projets repose fortement sur l’implication du milieu et sur le développement de services de proximité permettant de « boucler les flux », ils participent, progressivement, à une dynamique d’économie circulaire.

DES EXEMPLES DE SYNERGIES?

Dans Lanaudière, une entreprise du secteur du plastique s’approvisionne en matières secondaires et réduit ses achats de matières premières vierges. Une autre cherche à réduire ses déchets en sensibilisant ses fournisseurs à récupérer les chutes post-industrielles. À Bécancour, des synergies d’échanges de matières ont motivé l’installation de multinationales. Le parc cherche plus de résilience dans la diversité des entreprises, un aspect mis à profit par la recherche d’entreprises complémentaires. Dans Brome-Missisquoi, la symbiose donne lieu à des échanges surprenants entre le secteur industriel et agricole. D’autres entreprises partagent des expertises de pointe afin d’améliorer de part et d’autre leur qualité de production.

COMMUNAUTÉ SYNERGIE QUÉBEC

Animée par le CTTÉI, la communauté de pratiques Synergie Québec mise sur un espace de travail collaboratif permettant de co-créer des outils et d’expérimenter des approches nouvelles en gestion des matières résiduelles sur les territoires et dans les entreprises. Elle facilite la circulation de l’information et le transfert entre le centre de recherche, l’animateur, son réseau et les entreprises. C’est un levier concret de l’écotransition.